Quinté de primeurs Beaucastel

11/09/2018 - Le Château de Beaucastel, c’est un peu une icône à Châteauneuf-du-Pape. En avoir dans sa cave apparaît comme une envie irrésistible. Alors pourquoi ne pas proposer quelques Primeurs comme cela se fait ailleurs.

Primeur ?

L’idée pour la famille Perrin, c’est de remettre les vins de Beaucastel au rang qui leur revient, celui des grands vins. Une offre en primeur force les regards vers le domaine. Un rappel au bon souvenir des amateurs et des professionnels qui deviendra un rendez-vous annuel. La famille le proposait déjà dans d’autres pays, la Belgique s’ajoute à la liste avec en bonus quelques grands formats.

Le millésime ?

2017 pour les cinq cuvées proposées. Un millésime de tous les records, aux pluies abondantes de fin 2016 a succédé un froid sec, puis chaud qui a engendré une sécheresse de presque 8 mois, mais heureusement sans trop de stress malgré l’un des étés les plus chauds. Les vendanges se sont étalées. Si elles débutent mi-août pour les premiers blancs, il faut attendre début septembre pour Gigondas, presque fin du mois pour Vinsobres et début octobre pour les Mourvèdre de Beaucastel. « Tous les cépages ont mûri assez rapidement, sauf le Mourvèdre. On aime le récolter à maturité parfaite, c’est à ce moment-là qu’il est vraiment superbe et on adore ça » confirme Mathieu Perrin. Pour lui, le millésime conjugue finesse et maturité, fraîcheur et belle structure, un peu comme les 2007 qui avaient dû attendre sa maturité après un printemps médiocre. Voilà donc un millésime 2017 plein de promesses et bientôt en bouteilles.

En profiter rapidement

Les cinq primeurs sont disponibles tout le mois de septembre. Ils présentent un double avantage, un prix plus intéressant bien entendu, mais surtout quelques flacons grands formats uniquement disponibles durant le mois de primeur. L’occasion exceptionnelle de réserver quelques magnums (1,5 L) et jéroboam (3 L) du Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape 2017 ou encore des magnums de Coudoulet de Beaucastel 2017 et du Domaine du Clos des Tourelles Gigondas 2017.

Quelques commentaires (primeurs) des vins proposés.

Domaine du Clos des Tourelles 2016 – Gigondas
Famille Perrin Sélections Parcellaires

Robe cramoisi pourpre, un nez qui parle de senteurs de plantes aromatiques qui nous évoque la garrigue, quelques fruits rouges viennent ensuite maculer leurs feuilles. En bouche, on ressent tout de suite la structure dense du vin aux tanins bien serrés, mais tout aussi juteux. Jus de groseille et de fraise qui colorent la texture un rien rugueuse, légères aspérités qui renforce le caractère du Gigondas, aujourd’hui encore bien austère. La délicate finale florale de rose ancienne est gage de future élégance.
Un assemblage d’une majorité de Grenache qui pousse dans les safres complété de Syrah. Cuvaisons menées en vendanges entières, avec leurs levures indigènes. L’élevage de 15 mois en foudre.

L’Argnée Vieilles Vignes 2017 – Gigondas
Famille Perrin Sélections Parcellaires

Robe grenat cramoisi, un nez de cerise noire, de framboise et de mûre accompagné d’une élégante myrtille qui semble pousser dans un gravier qui développe un parfum minéral. Quelques notes de cacao légèrement lacté suscitent de la gourmandise. La bouche juteuse aux tanins qui croquent sous la dent et libèrent un jus épicé. La belle fraîcheur met en exergue le fruité souligné d’un trait de gentiane dont l’élégante amertume débouche sur une finale de fruits confits.
Petite parcelle sableuse de moins d’un hectare de Grenache pré-phylloxériques de plus de 100 ans. Les rendements faibles ne permettent qu’une production 1.500 bouteilles par an. Vendange non égrappée et cuvaison de 13 jours avec remontages. Élevage d’un an en foudre de second vin.

Les Hauts de Julien vieilles Vignes 207 – Vinsobres
Famille Perrin Sélections Parcellaires

Robe carmin pourpre, un nez joliment fruité qui mélange groseille, mûre, framboise et cassis, teintées de la fragrance particulière un rien résinée du pistachier térébinthe et du fumé léger du cade. Un ensemble qui semble jouer à fond la carte méridionale à laquelle s’ajoute encore l’olive noire. La texture soyeuse au relief tannique encore marqué n’empêche en rien l’envie d’en boire dès aujourd’hui, tant la gourmandise est au rendez-vous.
Assemblage de 50% de vieilles Syrah et 50% de Grenache de plus de 90 ans qui poussent dans des anciennes terrasses très caillouteuses à une altitude de 300m. Élevage en cuve et en 15 % de barriques.

Côtes du Rhône Coudoulet Rouge 2017 – Château de Beaucastel

La robe violet pourpre, un nez qui hume la fraise des bois et le cassis poudrés de poivre et soulignés de réglisse, entourés d’une volute de fumé. La bouche presque facile tout en gardant un joli potentiel en réserve offre un jus frais qui renforce son caractère épicé par quelques pinces de cardamome et de graines de coriandre. Ce qui donne un Côtes-du-Rhône de plaisir avec la structure d’un petit Châteauneuf-du-Pape dont la longueur mêle fruits et épices.
Assemblage de 40% de Grenache, 30% de Mourvèdre, 20% Syrah et 10% de Cinsault qui poussent dans des molasses marines (grès) recouverts de galets roulés, un sol similaire à celui de Châteauneuf situé de l’autre côté de la route qui délimite le cru. Vendange manuelle, chauffage de la vendange en grains entiers à 80°C (peau), refroidissement à 20°C. Macération en cuves béton pendant 12 jours. Assemblage des différents cépages qui ont été vinifiés séparément après la fermentation malolactique. Élevage de 6 mois en foudres.

Châteauneuf-du-Pape Rouge 2017 – Château de Beaucastel

Robe violet sombre, un nez de cassis, de réglisse et d’anis qui appelle la bouche à le déguster tout de go. Celle-ci étonne par son élégance immédiate certes due à la grande finesse des tanins, à la délicatesse du fruit et à la texture fraîche et suave. Le cassis auquel s’ajoute myrtille et cerise noire, parfume la pâte d’amande. Les épices douces, les notes de chocolat noir ajoutent gourmandise et raffinement. Et puis, il y a cette impression minérale en fond qui renforce l’architecture aérienne du vin et contribue à l’harmonie de ce Châteauneuf bien né.
Assemblage des 13 cépages qui poussent dans la partie nord de l’appellation dans les anciennes terrasses du Rhône faites de galets roulés à matrice argileuse et sableuse déposées sur un sous-sol calcaire. Les 30% de Grenache, 30% de Mourvèdre, 15% de Syrah, 10% de Counoise, 5% de Cinsault et Vaccarèse, Terret Noir, Muscardin, Clairette, Picpoul, Picardan, Bourboulenc et Roussanne pour les 10% restant. Chaque cépage est ramassé à la main et vinifié séparément en cuve tronconique bois pour les cépages réducteurs (syrah, mourvèdre) et en cuve béton et grès émaillé pour les cépages oxydatifs (tous les autres). À l’issue des fermentations malolactiques, les différents cépages sont assemblés et élevés 1 an en foudres.

« Les vins dégustés sont bien entendu encore des ‘bébés’, ils nécessitent encore de l’élevage. Mais aujourd’hui, on peut déjà apprécier ce qu’on essaie de faire année après année, l’assemblage de parcelles, de cépages, de différents contenants, c’est notre savoir-faire, ou si l’on préfère, le meilleur de Beaucastel » nous dit Mathieu Perrin en guise de conclusion.

http://familleperrin.com
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Marc Vanhellemont

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