Quand l’étiquette ne fait pas qu’attirer l’œil

15/09/2017 - Mais encore ?
Quant au sein du flacon le vin se révèle frais et savoureux, délicat et floral.
Mais où est le poil ?
Dans la fantaisie de celle ou celui qui veut.
À chacun ses phantasmes.

Vin Sauvage A Poil 2016 Régnié Château de la Terrière

Grenat cramoisi, il respire la pivoine, l’iris et la violette. Une envolée florale qui nous flatte les narines avant de nous séduire par ses effluves fruités de prunelle et de burlat, par sa note de benjoin. Du poivre noir et une taffe de fumée contribuent encore à l’explosion nasale. La bouche oscille entre fraîcheur et suavité. Les tanins semblent s’être totalement fondus dans la matière fruitée. Ils sont pourtant toujours là, mais discrets et gaufrés.
Baies croquantes, pétales délicats, épices douces, font de ce vin un agréable Beaujolais qu’on ne se lasse pas de boire ou d’ausculter.
Fait de Gamay issus d’une parcelle de 3 ha qui porte le nom glaçant du lieu-dit La Sibérie. Le sol s’y compose de granits roses décomposés en sables grossiers.
La vinification traditionnelle en grappes entières avec une macération de 25 jours. De la vendange à la mise en bouteille aucun ajout de sulfite ne s’effectue. La conduite des vignes se fait en lutte raisonnée. Cette cuvée existe depuis le millésime 2009.
On ne l’a guère cadrée, on ne l’a pas habillée de sulfite, la voilà donc des plus Nature, sauvage et à poil.

Grégory Barbet et Frédéric Maignet,

Quant au Château, situé à Cercié, il regarde la face nord du Mont Brouilly. Construit au 13es et remanié au 16 es, il est l’un des plus vieux domaines de la région. Il a été repris en 2003 par la famille Barbet qui en a restauré la cuverie et restructuré le vignoble.
C’est aujourd’hui Grégory Barbet qui veille au développement du domaine viticole avec l’aide de l’œnologue Frédéric Maignet.
http://www.terroirs-et-talents.fr/domaines/chateau-de-la-terriere/

Marc Vanhellemont

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