Quand le Soir mélange vin et alcools forts

02/11/2016 - Dans le Soir du 24 octobre dernier, sous le titre "La Belgique, paradis des vendeurs d'alcool", on pouvait lire un texte de Frédéric Soumois qui sent au moins autant l'amalgame que le vin.

Je cite : « Le secteur alcoolier tient à conserver son emprise sur la société et engranger des milliards de profits, tout en laissant trois fois davantage de charges aux contribuables sous forme de soins médicaux, de décès prématurés et d’absentéisme. Pour y arriver, il avance souvent masqué, engageant les meilleurs « fils de pub », débauchant des scientifiques, engraissant des lobbies aptes à promouvoir un « style de vie » où l’alcool occupe une place indispensable. Mais qu’il prenne le visage de la quadra qui ne sait plus dormir sans sa bouteille de blanc millésimé ou celui de l’ivrogne imbibé de gin bon marché dormant sous un banc, l’abus d’alcool a toujours la même face monstrueuse ».

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Monsieur Soumois, pouvons-nous vous rappeler que si les alcools forts sont des produits de marques, qui disposent effectivement de budgets publicitaires conséquents pour les entretenir, les promouvoir, et tenter de séduire les nouvelles générations, le vin, lui, est une activité très différente ; beaucoup moins industrialisée; une filière très atomisée, des marques faibles, peu de publicité.

Même la quadra insomniaque que vous évoquez ne peut pas se plaindre de matraquage promotionnel si elle est tombée dans l’assuétude. Sans compter que pour dormir, le blanc ; ce n’est pas top : souvent, ça énerve !

Plus sérieusement, son «cas» est sûrement moins répandu que celui des accros à l’alcool fort, car le vin est un produit trop cher par rapport à l’effet escompté.

Bref, le secteur alcoolier, au sens où vous l’entendez (c’est à dire, « vin compris »), n’existe pas.

Hervé Lalau

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