Le renouveau de la Côte Orientale corse

Longtemps vouée au productivisme, aux assemblages anonymes, au pinard, la Côte Orientale de la Corse s’est réappropriée ses terroirs et s’oriente vers la qualité. Pour IVV, Marc Vanhellemont et Hervé Lalau sont allés le vérifier sur place.

Bref rappel historique

Deux chiffres pour mieux comprendre: en 1975, du Sud de Bastia jusqu’à Aléria, la plaine est gorgée de vignes qui pissent le vin. Du degré. Comme le Midi, cette partie de la Corse – la plus facile à travailler – s’efforce depuis 1962 de remplacer les vins d’Algérie.
Mais à partir des années 1970, le marché se détourne du volume, le vin cesse peu à peu d’être la boisson qui étanche la soif des travailleurs de force. La surproduction rattrape la Corse.
La crise, longue, laisse bon nombre de viticulteurs sur le carreau. Ceux qui restent choisissent une voie étroite. Se détournant des gros rendements, ils abandonnent les parcelles de plaine les moins qualitatives – facile à dire, plus difficile à financer. De là à dire que tout est bon dans le meilleur des mondes du vin corse, et que l’AOP résout tout, non bien sûr! Même sous le prestigieux (?) sigle, on trouve encore trop de vins communs, sans grande personnalité – un comble, pour une île qui revendique si fort sa singularité. Mais les progrès accomplis sont manifestes.

Reconnaissance des terroirs

Parler de renaissance des terroirs, en l’occurrence, n’a rien d’un slogan marketing. Ces terroirs existaient (les Romains, déjà, les vantaient), il fallait seulement les retrouver, faire le tri parmi les quelque 20.000 ha plantés entre 1960 et 1975 – aujourd’hui, redescendus à 1.450 ha (à titre de comparaison, la Corse dans son ensemble abrite aujourd’hui quelques 6.000 ha de vignes, IGP Ile de Beauté comprise).
La topographie du lieu est beaucoup plus mouvementée que ne laisse supposer l’ancien nom de « plaine orientale » ; les orientations sont plutôt variées, les sols aussi, des arènes granitiques aux calcaires à fossiles en passant par les argiles de décomposition et aux galets roulés. Il y a ici de vrais coteaux, des terrasses – la Côte Orientale s’adosse en effet, à l’Ouest, aux contreforts du Monte San Petrone et de la Castaniccia. Ce qui crée des différences assez importantes entre l’Est et l’Ouest de la Côte.
On trouve aussi des disparités Nord-Sud: aux extrémités Nord (Poretta) et Sud (Plaine d’Aléria), le sol est composé d’alluvions quaternaires. Au centre, par contre, on trouve des conglomérats sableux et marneux, et quelques zones où le schiste affleure. A noter aussi, un peu en retrait par rapport à la plaine alluviale d’Aléria, la zone de sédiments secondaires et tertiaires de Travo.
Enfin, sur la commune de Linguizzetta, on trouve une poche de granites semblables à ceux de la Corse centrale et occidentale.

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Les sols les plus intéressants

Si le reste du vignoble corse pousse sur des granits, des schistes ou plus épisodiquement dans des calcaires, la Côtes Orientales possède elle un système alluvionnaire très ancien déposé. Il remonte pour les plus antédiluviens à 400.000 ans (période glaciaire du Riss). Ces terrains très argileux apparaissent comme les plus qualitatifs. Plus récentes, à peine 10.000 ans, d’autres terrasses alluviales offrent leurs argiles mélangées de colluvions de bas de pente aux ceps proches des piémonts. Quelques parcelles, comme autour du lac de Diana, ont également colonisé les dépôts marins du Miocène (-23 M à – 5 M d’années) qui servent de soubassement aux épandages argileux précités. Ce paysage de douces ondulations aux sols qui va du rouge brun sombre à l’ocre clair fait plaisir à voir. Entouré par un écrin de montagne, il possède un régime climatique particulier.

Le climat

Plutôt chaud, à la limite du subtropical dans la partie la plus ensoleillée de la côte, pas moins de 2.885 h par an, presque le double de Bruxelles, tempéré toutefois par des entrées maritimes. Une foule de microclimats, en fonction des expositions et des altitudes, apportent leurs nuances.

«Riacquistu» des cépages corses

Ou réappropriation. Voici une carte importante à jouer dans la reconstruction d’une image positive de la Côte Orientale.
Si le sol et le climat se prêtent à une viticulture qualitative, autant faut-il encore éviter le piège des cépages internationaux. Dans cet état d’esprit, le Centre de Recherche Viticole de Corse s’est doté dès 2000 d’un conservatoire des variétés autochtones. L’une d’elles, le Biancu Gentile, a été rapidement repérée, notamment par Antoine Arena à Patrimonio, le premier à en planter, suivi d’Yves Canarelli à Figari. Cette adhésion de vignerons prestigieux a été un élément déclencheur pour leurs homologues de la Côte Orientale: c’était la preuve que les anciens cépages pouvaient détenir une des clés du renouveau.
Aujourd’hui, le Biancu Gentile se rencontre dans quelques cuvées de la Côte Orientale, de même que le Minustellu, un autre rescapé du passé. Les autres, comme le Moresconu, le Genovese, l’Aleaticu, le Carcajolo, le Rossola Brandinca, … commencent à compléter et enrichir les assemblages avec les Vermentinu, Niellucciu et Sciaccarellu.
Mais l’AOP Vin de Corse (dont l’aire correspond grosso modo à la Côte Orientale, les autres zones ayant des sous appellations ou des AOP à part entière) reste frileuse en termes de pourcentages de ces «nouveaux anciens cépages» dans les assemblages. Espérons que les choses évoluent afin que la gamme des vins proposés puisse s’étoffer, les assemblages se complexifier, et que revive ce joli passé des plants insulaires.
Mais entrons dans le vif (et dans le liquide) du sujet avec notre sélection de domaines

Clos Fornelli

Passionnée de vin, d’histoire et de musique corses, Josée Vannucci a laissé une carrière chez IBM pour revenir à Tallone, avec son mari, reprendre le domaine familial, un vignoble de 18 ha d’un seul tenant au pied du massif de la Castagniccia.
Un endroit où le sol mélange alluvions récentes aux éboulis schisteux.
Et tout changer ou presque, pour passer de la production de masse au vin d’auteur. Elle et son mari signent « vignerons indépendants et insoumis »… Tout un programme.
Biancu Gentile 2010 Chiosu Fornelli Vin de Table
La robe brille d’un éclat clair et doré et offre au nez ces senteurs de maquis au lever du jour. Notes de fleurs et d’herbes aromatiques que l’on retrouve en bouche et qui donnent l’impression de se fondre dans l’arrondi miellé de la texture suave de ce vin délicat. Un bel exemple de riacquistu.
Vendangé à la main, le moût fermente en partie en inox et en partie en bois sans faire toutefois la malo.
Clos Fornelli « Au bout du Conte », Muscat d’Automne  IGP de l’Ile de Beauté 2013
Le Muscat est réservé au Cap Corse, dans les AOP de l’île ; aussi ce vin ne peut avoir qu’une IGP. Qu’importe. Son or a beau être pâle, son brillant attire l’œil. Le nez ne déçoit pas, il explose de raisin croquant, mais aussi de tilleul, de rose anglaise; la bouche confirme, avec des notes de miel très délicates. La surprise, c’est qu’il ne titre que 40 g de sucre.
http://joseevanucci.wix.com/closfornelliv1www.vieetvin.be

DomaineDeLaPunta_presentation_vignoble_1Domaine de la Punta

L’exploitation est née en 2003, quand deux viticulteurs, Alain Lugarini et François Paoli, qui apportaient jusque là toute leur production à la coopérative locale, ont décidé de se regrouper pour vinifier ensemble une partie de leur récolte (ils sont toujours coopérateurs pour le reste).
Le domaine compte une trentaine d’ha sur les calcaires coquillés de l’étang de Diane et les alluvions anciennes vers les collines.
La Punta Cuvée Balianu 2013 Blanc
Fleurs blanches, coing et miel au nez, joliment boisé; en bouche, de la minéralité et du gras, sans excès.
La Punta Cuvée Balianu 2011 Rouge
La cuvée haut-de-gamme du domaine (environ 20 euros). Niellucciu, grenache, syrah.
Jolies notes fumées, épicées, du cuir, mais aussi pas mal de fruit noir. Un soupçon d’Eucalyptus en finale. Bien travaillé, bien élevé, sans excès.
Le domaine joue aussi la carte des «anciens nouveaux cépages» (mais doit encore se contenter de la mention Vin de France, pour l’instant, pour ces vins).
Minustellu 2012 Vin de France
Très sombre, il exhale des senteurs de Cayenne et de fumé avant de nous embaumer d’un mélange de baies rouges et noires. En bouche, les tanins présents sans être redoutables apportent du croquant et distillent un jus envoûtant à la fois épicé et frais où se reconnaissent le cassis, la groseille et la cerise, toutes trois teintées de cumin et de graines de coriandre. En finale, un trait iodé griffe le zeste confit d’un orange amère et confère au vin un regain de fraîcheur.
http://vin-domainedelapunta.fr

Domaine Poli

Président du Comité Interprofessionnel des Vins de Corse depuis 2013, Eric Poli est d’abord vigneron – au Clos Alivu, à Patrimonio, et au Domaine de Piana, sur la Côte Orientale. Ce sont les vins de ce dernier domaine que j’ai pu déguster au début de ce mois, et notamment ses cuvées Gioai di Vino, que je vous recommande.
Gioia Di Vini IGP de l’Ile de Beauté 2013 Rosé
Vous prenez deux cépages bien corses, l’un très fruité, l’autre plutôt tannique, vous laissez mijoter sur une jolie croupe de la Côte Orientale, à Linguizetta, vous ramassez à point, vous vinifiez avec amour. Vous obtenez un rosé joliment épicé, bien vif, avec une bonne mâche. Nielluccio, Sciaccarello.
Poli Gioia Di Vini IGP de l’Ile de Beauté 2011 Rouge
La Joie des vins? Elle est sur l’étiquette et dans la bouteille: ce rouge est particulièrement fruité – fraise écrasée, cerise mûre, mais présente aussi de beaux tannins bien fondus, et une finale mentholée qui lui donne du relief.  Parce que le fruit n’a jamais empêché la complexité. En Corse, du moins.
clos.alivu@orange.fr

Clos d’Orléa

Posé sur une formation du miocène calcaire et sableux, le vignoble de François Orsini s’étend sur 35 ha près d’Aléria. François, associé Florence Rollin, a donné un nouveau souffle tant aux vins produits qu’à l’habillage des cuvées. Bouteilles élancées, étiquettes épurées, correspondent à ce que l’on goûte dans le verre.
La série Alliance
Cette ligne propose dans les trois couleurs des vins d’une élégance gourmande, mélange de notes fruitées et florales brodées sur dentelles minérale aérienne.
La série Signature
Celle-ci se plonge dans une tradition revue sous le signe de la modernité, alliant concentration juste et légèreté de caractère, fruité bien dessiné et structure droite.
L’à-côté…
Vers l’intérieur, François a restauré une minuscule ferme auberge, U Mulinu (le Moulin), qui dormait au bord d’un cours d’eau. On y déguste aujourd’hui des produits du terroir et une cuisine traditionnelle bien agréable.
contact@closdorlea.com

Fromages et gourmandises…

Le renouveau ou le développement d’une région passe également par cette synergie qu’il peut y avoir entre différents produits locaux. Le vin semble s’embellit grâce aux productions artisanales. Le Brucciu, les noisettes, les huîtres… la table d’un bon restaurant le mettent en valeur et inversement.
chevre ytPaul-Marie Nicolosi élabore ses fromages affinés et ses Brucci avec le lait de ses 100
chèvres. C’est un réel spectacle de les voir quitter leur étable pour aller brouter herbes et plantes sur les collines avoisinantes. Paul-Marie élabore son Brucciu de novembre, après le sevrage des cabris, jusqu’au mois de juin, moment où le lait moins riche ne convient plus à l’AOP. On trouve alors chez lui des tommes affinées aux senteurs douces à fortes. L’exploitation est en mode bio depuis 2 ans.
www.casgiucasanu.fr/Paul-Marie-Nicolosi_a213.html

Corse fromage Paul Marie Nicolosi (17)Corse fromage Paul Marie Nicolosi (5)

 

 

 

 

 

 

Nustrale di Diana
Si tout autour de l’étang de Diane pousse la vigne, dans ses eaux grandissent huîtres creuses et plates. Ce sont les plates qui retiennent l’attention. Sauvages, elles étaient déjà exploitées par les Romains qui peuplaient alors Aléria de 20.000 âmes contre 2.000 aujourd’hui. Bernard Pantalacci qui dirige la plus importante exploitation ostréicole de l’étang en récolte 4 à 5 tonnes par an, ce qui n’est guère excessif et laisse le temps à l’huître de se reproduire et croître à un bon rythme. Côté texture et goût voilà un coquillage hors du commun. Si son manteau apparaît bien charnu, sa texture à la fois souple et croquante la laisse onctueuse en bouche. Naturellement salée et iodée sans trop, elle a le goût de la noisette avec un léger accent de corail d’oursin. Un vrai régal qui accompagne quelques Vermentinu frais et fruités. Etang de Diana SARL.

Corse huîtes plattes sauvages de l'étang d'Ariane (1)Corse huîtes plattes sauvages de l'étang d'Ariane (2)

 

 

 

 

 

 


Côté douceur, Nucciolina di Cervioni
Sur les hauteurs du village, les noisetiers partaient à l’abandon. Quelques kilos approvisionnaient encore la coopérative fruitière. Pourtant cette noisette avait un goût, une texture particulière… Puis, la prise de conscience de quelques personnes, l’aide de la chambre d’agriculture, ont lentement changé les choses. Aujourd’hui reconnue et passée AOP, la Noisette de Cervioni a retrouvé ses lettres de noblesse. Charles Sforzini s’en est fait le chantre. Dans son atelier il élabore tout ce qu’on peut faire avec le fruit sec, des pâtes de noisette aux chocolats. Mais le plus impressionnant est  le Salinu®, un mélange de 90% de noisette grillée et de gros sel. Idéal pour les salades et toute autre idée d’assaisonnements particuliers, la recette fait un tabac. www.atelierdelanoisette.com

 

Clos Canereccia

Christian Estève possède quelque 21 ha près de Rotani qu’il partage entre apports à la cave coop et ses cuvées. De vétuste, il a transformé les anciennes installations viticoles en cave moderne où il n’est pas surprenant de trouver quelques amphores, histoire de voir ce que donne les cépages corses dans les antiques contenants. L’alliance de l’ancien et du nouveau correspond bien au caractère à la fois sensible et débonnaire de Christian. Ses vins sont à son image.
Rosé des Pierre 2013
Pierre pour les prénoms de son grand-père et de son fils. Ce vin offre une gourmandise exquise que la fraîcheur délicate démultiplie. Les baies ne se comptent plus et la pincée d’épices vient encore ajouter au bonheur.
CC Rosé 2013
Dans un style plus sérieux, ce vin préfère le repas et distille son fruit au sein d’une matière minérale bien palpable. En rouge, pareil, les Rouge de Pierre et CC la jouent sur le même registre.
closcanereccia@orange.fr

Domaine Vico/Clos Venturi

Situé à Ponte Leccia, entre Corte et Bastia, le domaine de Vico est original à plusieurs titres dans la viticulture corse. C’est le plus éloigné de la mer (35 km environ), et l’un des plus hauts (jusqu’à 420 m).
Environné de pics de plus de 2000 m, il bénéficie d’un climat montagnard, avec de grands écarts de température favorables aux arômes.
L’exploitation est divisée en deux parties: le domaine Vico proprement dit et le Clos Venturi.
Situés sur une faille géologique, entre la Castagniccia et la chaîne centrale, les deux vignobles présentent une assez grande diversité de sols. Ceux-ci sont tantôt graveleux, tantôt schisteux ou même gréseux. Les vignes s’étagent sur 150m de dénivelé.
Clos Venturi Vermentinu 2007
Tout le contraire du précédent, pour Jean-Marc Venturi: 2007 a été ici un millésime chaud, difficile à vinifier.
Mais le résultat en valait la peine: un nez confit (raisin sec, miel), une belle salinité en bouche, pas mal d’épices, et une impression de délicatesse. Pour ce qui est du potentiel de garde, nous voilà  fixés…
Chiesa Nera 2011 (blanc)
Au nez, du melon et du cédrat confit (on se croirait à l’épicerie de Mattei, à Bastia); en bouche, un très joli gras, des notes d’angéliques, d’Izarra, d’herbes à liqueur. Finit tout en rondeur – est-ce parce qu’il a été élevé en œuf? Vermentinu, Genovese, Biancu Gentile.
Chiesa Nera 2011 (rouge)
Superbe nez de rose anglaise et de violette; la bouche s’ouvre sur des épices (clou de girofle) puis va vers le poivron doux, c’est à la fois très frais et bien mûr. Bel élevage, tout en délicatesse. Aucune aspérité, une texture suave, veloutée, qui ne se déchire jamais… Et puis un je ne sais quoi de corse, un soupçon d’immortelle, peut-être. Pour Jean-Marc, cette cuvée « Eglise Noire » est  justement celle de la transmission entre les générations, elle rappelle les moments passés avec le grand père amoureux de son île. C’est très réussi, sur ce plan là aussi. Assemblage niellucciu, sciaccarellu et minustellu.
www.domainevico.com

Domaine VecchioFlorence Giudicelli vecchio

Ce domaine de 12 ha se compose de deux parcelles distinctes, l’une, plutôt argileuse et graveleuse, sur les coteaux de Linguizetta (10 ha), l’autre, plutôt schisteuse, à Listincone.
Clos Vecchio rouge cuvée Mélusine 2011
Ce 100% Niellucciu présente un nez à la fois floral et fruité (violette, compote de fruit rouge), et une avant-bouche plutôt  souple ; déboulent ensuite des tannins serrés, mais mûrs, et une volée d’épices et de menthe. Un vin solide, généreux, mais aussi  étonnamment charmeur.
Du même producteur, je retiens également le Vermentino 2013, à la fois aromatique, gras et salin.
www.domainevecchio.com

 

Une synthèse gourmande

Un restaurant peut être un bon endroit pour rencontrer vins et produits. Au Cinderella à la sortie de sud de Moriani Nathalie et Pierre Uscidda ont réhabilité une ancienne cave de vinification en ruine pour en faire un petit coin sympa tout en pierres sèches. Bar à vins, terrasses ombragées pour l’été, salle voutée pour croquer les cochonnailles en hiver, tout y est pour faire connaissance avec les saveurs corses. Recettes familiales et cuisines inventives y font bon ménage. +33 495 57 52

Voilà quelques infimes exemples parmi les nombreuses possibilités authentiques qui parsèment la Côte Orientale. Tant les vins que les spécialités régionales méritent d’être découverts.
www.castagniccia.fr/pages.html/pages_francais/depliants/strada_di_i_sensi.html

 

Cuvée rédactionnelle composée par Hervé Lalau et Marc Vanhellemont

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