In Vino Veritas

Despert

Portes Ouvertes

                Vendredi 13 octobre 2017  – 19h-22h
Samedi 14 octobre 2017 – 14h-20h
Dimanche 15 octobre 2017  – 14h-19h
Lundi 16 octobre 2017 – 14h-19h

En présence des producteurs suivants:
Groot Constantia  – Constantia (Zuid-Afrika)
Mabis  – Veneto (Italië)
Castell del Remei – Costers del Segre (Spanje)
Bodegas De Muller – Tarragona-Priorat (Spanje)
Terra Nostra – Utiel-Requena (Spanje)
Champagne Beaumont de Crayères – Champagne
Cognac Lherauld – Cognac
Bas-Armagnac Legrand – Armagnac

 Dégustations à thèmes:

                Samedi 2 septembre 2017: Fond de caves
Samedi 4 novembre  – Samedi 2 décembre – Samedi 9 décembre
Samedi  16 décembre –   Samedi  23 décembre

Quand les Châteauneuf-du-Pape se mettent aux fromages belges

Le Herve doux AOPHerve AOP (1)

Petit cube au lait cru de vache et à la croûte lavée de couleur jaune orange et morgée. Si la croûte peut effrayer par son odeur forte, la pâte onctueuse, elle, respire le citron confit, le lait battu, le bouillon cube et la crème pâtissière.
Son goût offre un mélange de torréfaction qui va du moka à la chicorée en passant par le cacao qui amplifie la saveur lactée du fromage.
Les épices ne manquent pas, poivre blanc, carvi, graine de coriandre qui souligne la note exotique de la cacahuète. http://fromagerie-du-vieux-moulin.be/

Renaissance 2014 Roger Sabon Châteauneuf-du-Pape blanc

Renaissance Domaine Roger Sabon

Doré blanc, il propose d’emblée de l’orange confite, très agrume, il enchaine avec quelques zestes de mandarine et de cédrat, avant de se nuancer du floral et du fruité de la camomille et du carambole, de la compote de mangue à la menthe fraîche. La bouche acidulée reprend avec le même élan les senteurs nasales. €35.00 http://roger-sabon.com
www.despert.be
Accord : les fruits secs dominent le mariage, l’arachide grillée en tête. Puis viennent les pâtes de châtaigne et d’amande. Le tout bien épicé de cumin et de poivre, épices qui délogent les agrumes confits malicieusement cachés. Ils terminent la bouche d’un agréable arrondi amer.

100 Minervois au banc d’essai

Un étonnant 2004 !

Recevoir une centaine de vins âgés de deux à quatre ans et puis découvrir parmi eux un millésime 2004 a de quoi étonner. La supposition fut : les Minervois sont aptes au vieillissement. Certes, en voici la preuve.

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Jardin Secret 2004 Château Tour Boisée

une la robe grenat très légèrement évoluée, le nez respire un bouquet de fleurs séchées mélangées de quelques brindilles de foin qui rappelle les tisanes. Du fruit, il en reste, autant au nez qu’en bouche. Une bouche étonnamment fraîche dont les tanins fondus dans la masse fruitée offre une rondeur savoureuse.
T’as de beaux restes… 40% de Grenache et de Syrah, 10% de Carignan et  Mourvèdre   www.domainelatourboisee.com
www.despert.be

 

Une superbe verticale : la cuvée Probus du Clos Triguedina – 8/2014

La famille Baldès et le Clos Triguedina, c’est  une belle histoire à Cahors. Depuis 1830, le domaine s’est transmis de père en fils sur sept générations ; il est actuellement entre les mains de Jean-Luc Baldès.  Situé au cœur du vignoble, dans un cadre verdoyant à côté de Puy l’Evêque, juste au sud de Cahors, il est niché entre les méandres de la rivière Lot. Il s’étend sur près de 65 hectares et, comme il se doit à Cahors, le malbec y tient un rôle central puisqu’il occupe 75% de la surface plantée. 

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Probus, de 2000 à 2012
Parmi la dizaine de cuvées produites au domaine, nous avions choisi cette cuvée haut de gamme (Probus)  pour une dégustation sur 12 millésimes. Une telle verticale est une magnifique occasion de suivre l’évolution du travail du vigneron d’une part et l’évolution de ce vin de garde sur plusieurs années d’autre part. Merci à Jean-Luc Baldès de s’être prêté à cet « examen ». Un mot toutefois sur les trois cuvées parcellaires que nous avons dégustées (en supplément) dans le millésime 2007 : elles illustrent joliment cette volonté de produire des cuvées axées sur la finesse et la tension, ici la matière est mesurée plus que puissante. J’ai pour ma part beaucoup apprécié « Les Petites Cailles », un vin affiné, voire raffiné.

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La fiche technique de Probus
Terroir: Sol argilo-siliceux et argilo-calcaire, en semi-coteaux sur les 3èmes terrasses du Lot. Les parcelles sont anciennes et bien exposées sur les communes de Vire sur Lot et Puy l’Evêque.
Encépagement: 100% Malbec. Vieilles vignes de plus d’un demi-siècle, les mieux exposées du vignoble. Guyot simple. 6 000 pieds par hectare.
Travaux de la vigne: Culture traditionnelle, labours, lutte raisonnée, taille sévère, épamprage, vendanges vertes et effeuillages.
Récolte: Vendange manuelle (table de trie).
Vinification:
– Vinification séparée. La sélection finale se fait sur dégustation.
– Egrappage total.
– Cuvaison de 20 à 25 jours et plus.
– Température finale de 30° – 32°C.
– Ecoulage à chaud en barriques avant un élevage de 18 mois en fûts de chêne neufs de l’Allier
– Chaque fût est dégusté,  les plus jolis boisés sont ensuite assemblés.

Notre dégustation
Avant de détailler nos millésimes “coups de cœur”, voici quelques constats intéressants. En premier lieu, dans l’expression des différentes années, une diversité de profils et de structure découle de l’importance du climat.  Par exemple, ce 2002 est déjà maigre et très évolué  alors qu’à l’opposé le 2001 montre des tannins enrobés, une matière riche et encore bien vivante. Ensuite, on constate une évidente évolution à partir de 2008 dans le travail des tannins, ils sont plus fins et plus fruités.
On perçoit aussi plus de précision dans la définition du style et du fruit. De plus, il semble que se manifeste un gain d’extrait sec dans le raisin au moment de la vendange ; ceci est sans doute est à mettre en lien avec un rendement intelligemment mesuré. Les 2000 et 2001 ne manquent pas de valeur, mais dix ans plus tard  la qualité des vins a bien progressé en regard des attentes de l’amateur de grands vins de terroir.
2012 (échantillon avant mise) : une matière très juteuse pour un vin aux arômes agréables de mûre, cassis et pivoine qu’accompagne un boisé élégant ;  tannins savoureux, ensemble harmonieux et séduisant, de persistance moyenne, potentiel de garde moyen.
2011 : au nez, des fruits rouges confits, des épices et une jolie note de tabac ; structure fidèle au millésime avec une matière plutôt tendre à l’attaque, des tannins juteux assez soft dans une trame déjà ouverte, une certaine puissance due à l’alcool par ailleurs.
2010 : premier nez distant, trame serrée, vin qui demande de l’aération mais qui possède un grand potentiel de garde. 24 heures  plus tard, le vin s’est oxygéné, il délivre des notes de mûres, de cassis et de bois de cèdre. La bouche est élancée, à la fois droite et dense,  avec une trame tannique serrée et beaucoup de fraîcheur. Un très beau Cahors de garde
2008 : une robe toujours très jeune, des arômes de sirop de cassis, thé noir, bois de cèdre. A l’attaque, la bouche est juteuse et avenante, puis bien vite la tension s’installe pour donner de l’envol à une matière harmonieuse et très classique dans sa trame tannique, fidèle en cela au millésime. Une authenticité de terroir cadurcien.
2007 : très agréable nez de violettes, cerises noires et bois de cèdre ; la structure se fait plus féminine, la matière est moins riche mais  harmonieuse ; les tannins ont néanmoins gardé une pointe d’austérité, celle-ci est heureusement couverte par le jus et le fruit. La finale offre moins de profondeur que le 2008, c’est un vin à boire.
2005 : un nez solaire avec des arômes généreux de fruits noirs et d’orangettes. En bouche, la matière est soyeuse à l’attaque, puis des tannins pointus se font valoir, il en découle une certaine sécheresse, ainsi la finale n’a pas la persistance de 2010 et 2008.
2001 : ce millésime chaud a engendré un nez de pruneaux macérés et de cassis, l’ensemble  s’agrémente de notes grillées. Un vin encore bien vivant, mais dans un style moins frais et moins précis que celui des millésimes récents. Les tannins sont enrobés et fondus, ils équilibrent une matière riche et puissante, à défaut d’être racée.
2000 : des arômes de fruits rouges et noirs, de pruneaux à l’alcool ainsi qu’un boisé épicé persistant. Beaucoup de jus et de tanins mais la matière manque un peu de fond (rendements ?) ceci malgré sa richesse. Un tempérament de Cahors plus « à l’ancienne ».
www.jlbaldes.com

Bernard Arnould