Testé pour vous: le Beaujolais Nouveau 2017

16/11/2017 - En prévision de ce grand jour du «déblocage», les Vignerons de Bel Air ont eu la bonne idée de nous faire envoyer 2 bouteilles de leurs Primeurs 2017 : un Beaujolais Nouveau, et un Beaujolais-Villages Nouveau. 

Bien entendu, In Vino Veritas ne peut que soutenir cet événement du 3ème jeudi de novembre, contre vents et marées. Contre ceux qui lui trouvent un goût de banane, contre ceux qui lui trouvent un goût de marketing, contre ceux qui disent que ce n’est pas du vin, contre ceux qui disent que c’est l’arbre qui cache la forêt des bons Beaujolais. Nous avons toujours préféré le Pisse-Dru aux pisse-froid.

Bien sûr, personne ne peut nier que dans le flot du Nouveau, il y a encore quelques merdes sans nom. Mais c’est loin d’être une généralité. Et puis, surtout, ce que nous aimons, avec cette opération, c’est qu’elle met pour un jour le vin au centre des conversations: on en débouche, on en boit, on en parle, on partage. Sans se prendre la tête.

Si une autre région de vin à envie de le faire, en mieux, en plus grand, en plus somptueux… qu’elle ne se gêne pas! Et boire un bon primeur ne nous a jamais détourné de notre devoir – notamment celui de déguster un bon Moulin-à-Vent de garde, par exemple, pour comparer…

Mais revenons à nos deux échantillons.

Le Beaujolais Nouveau de Bel Air porte le joli nom de Bistrot (n’est-ce pas le meilleur endroit pour en déguster?); il illustre parfaitement l’expression un peu rabâchée, ces temps ci, de « vin sur le fruit ». Quels fruits, cette année? La fraise et la cerise. Et puisqu’on en est aux classiques du genre, on ajoutera qu’il est frais et gouleyant. Mais relativement charpenté. Nous avons un peu l’air de nous moquer, mais non; c’est juste que ce Beaujolais Nouveau est tout à fait ce que l’on est en droit d’attendre d’un Beaujolais Nouveau. Voila un vin sans chichis ni reproche.
C’est un peu comme un bon film populaire, qui vous fait passer un bon moment: on n’a peut-être pas envie de le regarder à nouveau chaque semaine, et nos amis branchouilles des Cahiers du Cinéma en feront sans doute une critique blasée (s’ils daignent s’abaisser jusque là), mais on ne regrette pas le prix de son billet.

Le Beaujolais-Villages, lui, est sous-titré « Natural ». Au nez, ce sont plutôt les fleurs qui dominent – un peu d’iris, une soupçon de violette; la cerise arrive en renfort, qui se prolonge en bouche. C’est croquant, à peine plus structuré que le Beaujolais Nouveau, car les deux sont à l’image du millésime en Beaujolais: bien mûr, concentré, voire opulent. Nul doute que cela se marquera encore plus dans les vins de cuvaison plus longue, mais d’ores et déjà, même en Primeurs, « il y a du vin ».
www.vignerons-belair.com

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