De Diepenbeek à Cognac via Bordeaux

10/07/2018 - A Diepenbeek, c'est la faillite des Courtiers Viticoles qui fait l’actua ; en France, ce sont les démêlés judiciaires des « Vautours de Cognac » et la baisse des cours aux Primeurs de Bordeaux.

Les Courtiers Vinicoles (Wijnmakelaarsunie)
fait aveu de faillite

D’après John Monard, le fondateur de l’entreprise de Diepenbeek, celle-ci connaissait déjà des problèmes depuis un certain temps, et les chances de la sauver étaient minces.
Les Courtiers Viticoles ont été fondés en 1965 et ont été à une époque parmi les plus grosses entreprises d’importation de vins fins en Belgique

Transferts de vignes: le tribunal donne raison aux «Vautours du Cognac»

Le Tribunal administratif de Poitiers avait été saisi par 8 viticulteurs auquel France Agrimer avait refusé des droits de replantation, au motif que les vignes arrachées se trouvaient en Loire-Atlantique, et les vignes à replanter dans la région de Cognac. Les juges leur ont donné raison: selon eux, «Les autorisations de replantation sont délivrées de manière automatique dès qu’un exploitant viticole a procédé à l’arrachage de vignes pour son exploitation». Car le dispositif européen n’a pas pour but de protéger des productions locales «mais de permettre le développement progressif de l’offre de vignes».
Et le Tribunal d’enfoncer le clou: selon lui, «contrairement à ce que soutiennent France Agrimer ou le BNIC», rien n’interdit que les arrachages de vignes concernés soient effectués à plusieurs centaines de kilomètres du bassin de replantation.


Depuis le déclenchement de cette affaire, la réglementation a été modifiée pour empêcher ce type de transferts. Reste à savoir si ces nouvelles dispositions franco-françaises ne violent pas l’esprit du dispositif européen. A suivre, donc…

Primeurs 2017 : baisse générale

S’il faut en croire les annonces faites à la mi-juin, les cotations des 2017 vont sensiblement plonger.
Ainsi, Château Margaux et Château Haut-Brion ont fixé leur prix pour une tranche de leurs 2017 en Primeurs : ce sera 348 euros (départ château), pour l’un comme pour l’autre.
Un prix qui peut sembler confortable, mais qui est en baisse de 17% par rapport au 2016.
Baisse un peu moins forte du côté de Château Laffite-Rothschild, à 350 euros la bouteille, soit 6% de moins que pour le 2016.
Idem pour Château Pavie, à 276 euros et Château Montrose (-6%).
Les plus fortes baisses sont à observer du côté de Château Figeac (-20%, à 120 euros) et de Léoville Las Cases (-20% également, à 144 euros).
On note quelques rares hausses, cependant, comme pour le blanc de Smith-Haut Laffite (+12% à 80,4 euros), alors que le rouge du même château est proposé à 67,2 euros, en baisse de 12,5%.

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