Alvarinho, Pomerol, Chili et Bulles !

23/02/2017 - Nouvelle Zélande, Chili, France ...
Un petit tour du monde en quelques secondes !

De l’Alvarinho pour les Kiwis

La Nouvelle-Zélande cherche à diversifier son offre de cépages blancs, actuellement très « sauvignon-centrée ». Et semble avoir trouvé un nouveau cheval de bataille, au moins pour ses vignobles bien arrosés, avec l’alvarinho.
Les premières plantations remontent à 2009 et le vignoble en production  est encore limité à une trentaine d’hectares, mais de plus en plus de wineries s’y intéressent. Avec non seulement l’envie de le faire découvrir aux buveurs locaux, mais surtout celle de l’exporter, notamment au Royaume-Uni, où ce cépage est déjà apprécié grâce aux vins de Rias Baixas: grâce aux Espagnols, pas besoin d’expliquer, comme sur d’autres marchés, où il est encore virtuellement inconnu.

Les producteurs de Pomerol …

dont les chais sont en dehors de l’aire d’AOC pourront continuer à produire

Le Conseil d’Etat français vient d’annuler une partie du décret d’appellation 2014-904 relatif à l’appellation Pomerol, qui obligeait les producteurs à vinifier et élever leur vin dans les limites de l’aire géographique de Pomerol.
Pour le Conseil, « le cahier des charges de l’AOC  » Pomerol « , qui ne comporte aucun élément de nature à justifier la nécessité de localiser les opérations de vinification, d’élaboration et d’élevage à l’intérieur de l’aire géographique de production, se borne à exiger, dans son chapitre IX intitulé  » Transformation, élaboration, élevage, conditionnement et stockage « , que la vinification s’effectue  » conformément aux usages locaux, loyaux et constants  » et ne mentionne, dans ses développements consacrés au  » lien à l’origine « , que les facteurs naturels et techniques de conduite de la vigne ».
De plus, « les requérants ont pu, pendant des décennies, réaliser leurs opérations de vinification, d’élaboration et d’élevage en dehors de l’aire géographique de production de l’AOC  » Pomerol  » tout en bénéficiant de cette appellation. Par ailleurs, il ne ressort ni des pièces du dossier ni de l’argumentation développée par le ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt, l’Institut national de l’origine et de la qualité et le Syndicat agricole et viticole de Pomerol que la localisation de chais comme ceux des requérants, à proximité immédiate de la zone géographique de production, et les opérations de transport de raisin qu’elle implique soient de nature à porter atteinte à la qualité et aux caractéristiques propres aux vins de l’AOC  » Pomerol « .

Toujours selon le Conseil d’Etat, « Compte tenu de l’ensemble de ces circonstances, en tant qu’il homologue une modification du cahier des charges de l’AOC  » Pomerol  » qui ne prévoit la délimitation d’aucune zone de proximité immédiate et exclut donc du bénéfice de cette appellation tous les producteurs qui ne procèdent pas aux opérations de vinification, d’élaboration et d’élevage à l’intérieur de l’aire géographique de production, le décret attaqué est entaché d’une erreur d’appréciation.
Dès lors et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de leur requête, la SCEA Château Siaurac et autres sont fondés à demander l’annulation du décret attaqué en tant qu’il homologue une modification du cahier des charges de l’AOC  » Pomerol  » s’abstenant de procéder à la délimitation d’une zone de proximité immédiate au titre de cette appellation ».
C’est la troisième fois en 6 ans que le Conseil d’Etat annule cette modification du cahier des charges, qui a déjà connu plusieurs moutures.
Question subsidiaire : cette décision pourrait-elle s’appliquer aux règlements comparables à Maury et à Vouvray?

Le feu ravage des vignobles chiliens

C’est un peu du patrimoine viticole chilien qui a disparu, ces dernières semaines, alors que le feu ravagait le centre du pays, et plus précisément les vallées du Maule et de la Colchagua. Plus de 40.000 hectares de vignes sont déjà parties en fumée, et parmi elles, certaines des plus vieilles du pays – des ceps du cépage Pais de plus de 150 ans, comme chez Bisogno, à Cauquenes.
Le Chili a subi cett année une sécheresse sans précédent.

Il y aura du mousseux dans l’IGP Méditerranée

Le Conseil d’Etat français a rejeté le recours des Crémants de France contre la production de vins mousseux IGP Méditerranée. Dans le même temps, cependant, il a refusé ce droit à l’IGP Oc.
Il paraît que la décision de la cour suprême de l’administration française se base sur l’antériorité de la production dans la zone; vu l’étendue et le côté disparate de l’IGP Méditerranée, qui s’étend de la Corse au Département du Rhône, nous nous demandons bien en quoi la demande est plus légitime à l’Est qu’à l’Ouest du Rhône…

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